21 Fév, 2017

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Partir en tant qu’au-pair aux États-Unis

Partir en tant qu’au-pair aux États-Unis

Article écrit par Tiana, du blog de voyage voyagesenprose.com. « Voyages en Prose évoque mon amour combiné pour le voyage et l’écriture. Lorsque je suis en voyage, j’ai toujours un petit carnet que je noirci au fil des kilomètres parcourus. Même s’il m’arrive d’écrire des poèmes, c’est le plus souvent en prose que ma plume retranscrit mes expériences. »

Partir en tant qu’au-pair aux USA… j’en ai rêvé depuis mes 17 ans ! Je suis finalement partie à l’aube de mes 24 ans et je n’ai eu aucun regret ! Avant de partir, on se pose toujours la question de l’âge : quel est le bon moment pour partir ?  Avant, après ou pendant ses études ? Je n’ai pas la réponse exacte à apporter à cette réponse, mais je suis persuadée d’une chose : quel que soit le moment du départ, il sera toujours le bon !  Nous sommes les acteurs de notre propre vie, à nous de saisir les opportunités qui s’offrent à nous et d’en tirer le positif. 

La vie aux États-Unis

Chicago

Chicago

Le premier choc culturel

Dans ma vie de jeune adulte, j’ai eu l’occasion de vivre plusieurs fois à l’étranger, mais principalement en Europe (Allemagne et Angleterre). Néanmoins, quand bien même j’ai été préparé à vivre dans différents endroits, mon expérience aux États-Unis a été déroutante à plus d’un titre ! Tout est tellement différent, il ne sert plus à rien de comparer la vie en Europe et la vie là-bas ! Oubliez les films ou séries qui vous donnent l’impression de tout connaître, il faut vraiment avoir vécu sur le territoire américain pour comprendre leur mentalité.
Heureusement j’ai très vite compris comment s’intégrer à l’américain way of life. Pour vous donner une idée sachez que l’intégration dans votre famille américaine se fera par l’application d’un principe fondamental : p-o-s-i-t-i-v-e-r !
En effet, les Américains sont très positifs ! Cet aspect m’a beaucoup marqué tout au long de l’année, aussi bien de façon positive que de façon négative. C’est bien sûr positif, car partout où l’on va on est pratiquement certain d’être bien accueilli ! Mais cette « positive attitude » peut aussi être perçue de façon négative, lourde à assumer surtout pour nous les Français qui avons un peu plus de retenue.
Je m’explique ; les Américains sont très expressifs et ils aiment tout particulièrement partager leur bonne humeur. Ils ne conçoivent donc pas qu’on puisse être heureux sans forcément « déborder de joie ». Je me souviens des premières semaines à mon arrivée où on me demandait souvent si j’étais triste ou pourquoi je ne souriais pas. J’étais pourtant très heureuse d’être là, je ne comprenais pas comment on pouvait penser l’inverse. Mais en observant ma famille d’accueil, leurs amis ou tout américain que je rencontrais, j’ai compris le décalage. Je n’étais pas assez expressive.
À partir de ce jour, je m’efforçais toujours de sourire (même si parfois j’avais l’impression d’en faire trop), car c’était le seul baromètre visible de mon bonheur selon les standards américains. Ce point est vraiment capital pour la réussite d’un séjour de longue durée aux États-Unis !

L’immersion en famille

S’agissant de ma famille d’accueil, j’ai eu la chance de vivre dans une famille typiquement américaine avec un style de vie à l’opposé du mien ! Malgré nos modes de vie totalement différents, j’ai apprécié cette immersion dans un univers qui m’était complètement étranger. Dans ma famille tout était speed. On avait un rythme de vie new-yorkais même dans notre banlieue résidentielle (faut dire que les parents sont d’authentiques New-Yorkais).

Maisons
Dans ce contexte c’était parfois difficile d’avoir un moment de répit ou de silence, mais ce fut intéressant à vivre. Concernant les enfants, j’ai principalement eu à m’occuper de la petite dernière âgée de 6 ans. Ses autres frères avaient déjà quitté la maison et le plus jeune avait 15 ans. C’était une configuration assez agréable.
Au sujet de l’éducation, j’ai eu l’immense chance de partager certaines valeurs éducatives avec les parents (c’était d’ailleurs un point sur lequel j’ai été intransigeante lors de la période de recherche de famille). Mes hosts étaient donc assez stricts avec les enfants et m’ont toujours soutenu face aux caprices de la gamine. Malheureusement je sais que ce n’est pas toujours le cas dans d’autres familles. C’est donc important d’en discuter avec les parents en amont.

Savoir profiter

Enfin, s’agissant de la vie sociale, des voyages, etc … je dirais qu’une chose : faites des rencontres, bougez, sortez… mais pitié, sachez profiter de l’instant présent et détachez-vous des relations nocives ! Le temps va vous manquer, surtout vers la fin de l’année. Ne vous perdez donc pas dans des embrouilles ou des histoires inutiles.
Pensez à vous, n’ayez pas peur d’être égoïste, c’est votre année, ne laissez pas ceux qui n’en valent pas la peine vous voler votre précieux temps. Douze mois sont bien trop courts pour tout voir, tout faire. Établissez donc un ordre de priorité et au besoin sachez le réajuster.

New-York

New-York

Après l’aventure

Comme pour toute expérience, il y a toujours un avant et un après. Vivre un an ou plus aux États-Unis est une aventure dont on ne ressort pas indemne. Peu importe le bilan, on en ressortira toujours plus fort qu’avant. Quelque chose en nous change même si ce n’est pas forcément flagrant. À mon retour en France j’avais peur de connaître le choc culturel inversé.

France

France

Heureusement il a été de courte durée. Pour être honnête, j’étais contente de revenir en Europe. J’ai aimé vivre aux États-Unis le temps d’une année, l’expérience a été formidable, mais je préfère de loin mon mode de vie européen et notamment ses avantages en termes de déplacement (les vols à tarifs low cost, les week-ends express dans un autre pays, la porosité des frontières, etc …sont autant de choses qui m’ont manquées). La voyageuse que je suis se sentait un peu à l’étroit aux USA.
Aujourd’hui, je suis encore émerveillée par tout ce que j’ai pu vivre là-bas. Malgré nos différences, j’ai eu une famille d’accueil géniale qui a su m’accepter tel que je suis et je leur en suis extrêmement reconnaissante. L’année n’a pas été rose, mais le bilan que j’en titre est plus que positif. J’ai aimé être au contact de la positive attitude des Américains. Leur état d’esprit ultra positif m’a été bénéfique et m’a aidé à me repositionner sur l’échiquier de ma vie. Je souhaite à tous de pouvoir un jour en faire l’expérience !

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